Le PSE s’inquiète des actions judiciaires à l’encontre des dirigeants démocratiques kurdes en Turquie

31/01/2012
Gultan Kisanak, coprésident du Parti pro-kurde BDP, s’exprime lors d’une confére

Les actions menées par les autorités à l’encontre de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) se poursuivent en Turquie. Depuis avril 2009, les forces de sécurité ont arrêté plusieurs milliers de personnes soupçonnées d’appartenir à l’organisation, parmi lesquelles des politiques élus, des syndicalistes et des représentants de mouvements sociaux favorables à des réformes en matière de liberté d’expression et de droits des minorités. Parmi ces personnes figurent aussi des membres du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), membre du PSE.

Les actions menées par les autorités à l’encontre de l’Union des communautés du Kurdistan (KCK) se poursuivent en Turquie. Depuis avril 2009, les forces de sécurité ont arrêté plusieurs milliers de personnes soupçonnées d’appartenir à l’organisation, parmi lesquelles des politiques élus, des syndicalistes et des représentants de mouvements sociaux favorables à des réformes en matière de liberté d’expression et de droits des minorités. Parmi ces personnes figurent aussi des membres du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), membre du PSE.

Philip Cordery, Secrétaire général du PSE: «Je suis très inquiet des actions incessantes menées par les autorités turques contre de nombreux membres actifs de la communauté kurde. Les libertés fondamentales sont mises à mal par les politiques du gouvernement AKP actuellement en place. Tous les citoyens turcs doivent avoir droit à un procès équitable et au respect des droits de l’homme.»

Il a ajouté: «Le cadre juridique très restrictif en Turquie, dont le but est de museler les dissidents, doit être réformé en profondeur. De nouvelles mesures doivent être prises à l’égard des institutions démocratiques telles que le pouvoir judiciaire, de manière à garantir leur totale indépendance par rapport au gouvernement. Le PSE demande inlassablement que la question kurde soit appréhendée sous un angle nouveau, celui d’un processus politique et inclusif apportant un changement positif en Turquie par des moyens démocratiques et pacifiques. C’est la seule solution viable pour toutes les parties.»