Le sommet de Durban sur le changement climatique a besoin de volonté politique pour repartir sur de bonnes bases

12/12/2011

Lors du Sommet des Nations unies de Durban, des négociateurs du monde entier se sont mis d’accord sur une feuille de route ouvrant la voie à un nouveau cadre juridique, qui entrera en vigueur en 2020.

C’est la première fois que la Chine, l’Inde et les États-Unis, qui à eux seuls représentent près de la moitié des émissions mondiales de dioxyde de carbone, acceptent de signer un traité, bien qu’aucune mesure précise n’ait encore été définie. Les parties au sommet n’ont pas fixé d’objectifs concrets pour la réduction des émissions, et n’ont pas non plus réussi à se mettre d’accord sur le caractère contraignant du traité. Il reste à voir comment la Chine, l’Inde et les États-Unis réagiront à la fixation d’objectifs concrets et contraignants en matière de réduction des émissions. D’un point de vue strictement scientifique, il n’est ni acceptable ni souhaitable d’attendre huit années de plus pour qu’un accord mondial entre enfin en vigueur.

En attendant, les négociateurs sont convenus de prolonger le Protocole de Kyoto jusqu’en 2020. Mais ce sera sans la Russie, le Canada et le Japon, qui se sont retirés. L’UE reste le seul grand émetteur à mettre en œuvre ce Protocole. Comme les pays signataires ne représentent que 16 pour cent du total des émissions de gaz à effet de serre, la prolongation du Protocole ne saurait suffire.

Les parties se sont également mises d’accord sur les grandes lignes du Fonds vert pour le climat, un mécanisme de financement à long terme visant à atténuer les effets du changement climatique dans les pays en développement et à permettre à ces pays de s’adapter mais, même à ce sujet, les détails restent flous.

S’il est vrai que les politiques ont évité le pire à Durban, de nombreuses questions restent sans réponse, et nous nous demandons s’ils peuvent encore trouver une solution appropriée au changement climatique.

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