Tout comme le piment rouge (red chili), la taxe sur la spéculation est petite mais forte, et une petite quantité- le PSE demande un taux de taxation de 0,05%- suffit à redonner de la saveur à l’économie. Une telle taxe générerait un revenu annuel de 200 milliards d’euros. En des termes plus pratiques, elle créerait 2 à 3 millions d’emplois européens en un an.
Après le vote du Parlement européen en faveur de la taxe sur la spéculation le 8 juin, plus de 1000 députés socialistes et sociaux-démocrates ont signé une lettre montrant leur engagement.
Le secrétaire général du PSE Philip Cordery, qui a prit part à la manifestation avec des militants du PSE et nos amis du PS belge, a déclaré : « Une très petite taxe- 0,05%- sur les transactions financières permettrait de lever 200 milliards d’euros par an et de changer la vie de millions d’Européens. C’est pourquoi nous devons continuer à rappeler à la Commission à quel point le soutien à cette taxe est large. Nous devons conserver cette dynamique et continuer à dire aux conservateurs que nous, les citoyens ordinaires, ne voulons pas payer pour une crise que les spéculateurs ont crée ».
Cette action de rue et la lettre des 1000 députés contrastent fortement avec la tentative de l’industrie de s’organiser en association afin de bloquer la taxe sur la spéculation. L’appartenance à cette association (l’EPTA) est significative : elle ne concerne que les 12 principaux courtiers européens.
Le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen doit exprimer une critique de l’EPTA lors d’une conférence organisée ce soir par l’Autriche en deuxième partie de la Journée d’action européenne appelant à une taxe sur la spéculation.
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