Le président du Parti socialiste européen (PSE), Poul Nyrup Rasmussen, a exprimé ses inquiétudes quant aux déclarations du commissaire européen à l’énergie Gunther Oettinger. En soulignant les résultats du groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG), M. Oettinger a donné l’impression que les opérateurs nucléaires ne seraient pas soumis à des tests stricts.
M. Rasmussen a déclaré que : « Les stress tests sont, comme l’a souligné M. Oettinger, extrêmement simples pour les opérateurs du secteur nucléaire. Les principaux acteurs d’analyse de la sécurité des réacteurs nucléaires sont les opérateurs eux-mêmes. Les régulateurs nationaux contrôlent uniquement leur ‘crédibilité’. Cela va à l’encontre de la décision du Conseil européen qui dit que : « les évaluations seront conduites par des autorités nationales indépendantes ». Des risques majeurs comme le terrorisme et les attaques cybernétiques ne sont pas prises en compte dans les critères des stress tests.
M. Oettinger n’a pas répondu de manière adéquate aux imprécisions laissées par la réunion des régulateurs de l’ENSREG à Prague. Les conclusions de la réunion ont laissé de nombreuses questions en suspens, notamment l’avenir des réacteurs qui n’ont pas réussi le test.
Pour le PSE, les réacteurs ayant échoué le test devraient être éteints le plus rapidement possible et uniquement redémarrés si tous les critères sont respectés. De nombreuses stations pourraient ne jamais être reconnectées au réseau, ce qui augmenterait le besoin d’investissement dans le domaine des énergies renouvelables. Le PSE a noté l’échec de toute décision sur les standards de sécurité des déchets nucléaires stockés hors réacteurs.


