La délégation est menée par trois présidents, représentant chacun une organisation : Adrian Severin, député européen et vice-président de la Commission Affaires étrangères de l’Alliance progressistes des socialistes et démocrates au Parlement européen, ancien ministre des Affaires étrangères roumaines et ancien président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE ; Kristian Vigenin, membre de la présidence du PSE, membre du Parlement européen, coordinateur du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen à la Commission des Affaires étrangères et président de l’Assemblée parlementaire Euronest ; et Jan Marinus Wiersma, vice-président du Forum européen et ancien vice-président du groupe socialiste au Parlement européen.
Kristian Vigenin, qui coprésidait la délégation au nom du PSE, a déclaré : « La politique étrangère de l’Union européenne ne peut pas tourner uniquement autour de l’économie, de l’énergie et du commerce. Ce n’est pas le modèle international que l’Union européenne tente de mettre en place. L’Union ne peut pas faire de compromis sur les réformes nécessaires dans ses relations avec le Kazakhstan. Le PSE reste engagé dans l’avancement démocratique du Kazakhstan et veut s’assurer que les bons résultats obtenus ne seront pas ignorés par Bruxelles. Je constate l’engagement du pays à avoir des relations plus fortes et profondes avec l’Union européenne. Je crois fermement qu’un Kazakhstan moderne et tourné vers l’avenir avec les progrès nécessaires dans des réformes politiques, économiques et sociales que cela implique, peut être un garant de la stabilité en Asie centrale et un partenaire stratégique sur le long terme, de l’Union européenne. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui. »
Adrian Severin, coprésident au nom du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen commente la réunion avec les officiels de l’Etat : « Le rôle du Kazakhstan sur la scène internationale devient de plus en plus ambitieux et tout le monde peut le constater. Le pays a aujourd’hui la présidence de l’OSCE. En 2011 il va présider l’Organisation de la Conférence islamique. Une entrée dans l’Organisation mondiale du commerce est en cours de négociations. Un débat va être lancé sur un accord de partenariat et de coopération renforcé avec l’Union européenne. Nous ne pouvons que soutenir ces ambitions mais avec de nouvelles aspirations viennent de nouvelles responsabilités. Et nous savons que la responsabilité est à double tranchant. Un plus grand rôle sur la scène internationale implique plus d’engagement et de détermination chez soi. C’est pourquoi je crois qu’au terme de la présidence de l’OSCE nous ne fermerons qu’un chapitre. Le Kazakhstan doit maintenant entamer une politique d’ouverture, une nouvelle phase plus longue et durable va s’ouvrir. Aujourd’hui, ensemble, nous en posons les fondations. En étant ici aujourd’hui nous réitérons l’engagement de l’Union européenne envers le Kazakhstan avec encore plus de force et encore plus de détermination à réussir car nous comprenons ce que le Kazakhstan peut faire pour ses citoyens, pour la région et pour un monde plus juste et plus sûr. Mais pour se rapprocher de l’Union, le Kazakhstan doit avancer et instaurer des réformes nécessaires.
Jan Marinus Wiersma, coprésident de la délégation au nom du Forum européen déclare : « La démocratie, l’Etat de droit et le respect des droits de l’Homme sont des valeurs universelles en lesquelles nous croyons au sein de l’Union européenne et de notre famille politique. Ce sont les fondations de notre action externe. Tisser des liens plus forts avec l’Union européenne doit se faire en parallèle avec l’adhésion à ces valeurs. » Il ajoute à propos du prochain sommet de l’OSCE à Astana en décembre : « L’Union européenne et l’OSCE, bien que de nature et de structure différentes, partagent les mêmes principes et les mêmes valeurs. C’est pourquoi nous ne pouvons que vouloir une OSCE plus forte. Nous sommes tous impatients de voir la contribution de la présidence du Kazakhstan au prochain sommet de l’OSCE. Nous espérons que cela va jeter les bases d’un renforcement de l’OSCE, mais aussi donner une impulsion à la résolution des problèmes de sécurité dans la région. »
Contexte
La délégation a prévu une rencontre avec le ministre adjoint aux Affaires étrangères, le ministre de l’agriculture et des Affaires sociales, le ministre adjoint du pétrole et du gaz, le député maire d’Astana, le président du Sénat, le vice-président du Majilis (chambre basse du Parlement), le médiateur de la République, le président de la Commission centrale des élections, le directeur adjoint de l’Assemblée du peuple du Kazakhstan, le parti au pouvoir et l’opposition.
Les réunions se sont tenues dans la capitale du pays, Astana, ainsi qu’à Almaty. Les sujets discutés étaient notamment la situation intérieure du pays, la présidence de l’OSCE du Kazakhstan, les relations avec l’Union européenne, le rôle du pays dans la région et le rôle des forces politiques sociale-démocrates dans le développement de l’Asie centrale. La visite va se terminer par un échange de deux jours avec les parties prenantes, notamment les représentants du parti et des sociétés civiles des cinq pays d’Asie centrale.
Les membres de la délégation sont notamment Adrian Severin, député européen et vice-président des Affaires étrangères du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen et vice-président des Affaires étrangères du groupe ; Kristian Vigenin, membre de la présidence du PSE, député européen et coordinateur de la Commission des Affaires étrangères du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, Parti socialiste bulgare ; Jan Marinus Wiersma, vice-président du Forum européen ; Richard Howitt, député européen et coordinateur du sous-comité des droits de l’Homme du groupe de l’Alliance progressistes des socialistes et démocrates au Parlement européen ; Katarina Nevedalova, députée européenne et secrétaire du l’Internationale du Parti, Direction - Social-démocratie (Slovaquie) ; Martijn van Dam, député européen, Parti travailliste néerlandais ; Martin Sandgren, ministre adjoint à l’international, Parti social-démocrate suédois des travailleurs ; Eleni Christidou, membre du département des relations internationales, Mouvement socialiste panhéllenique ; David Capezzuto, conseiller politique du département international, Parti socialiste européen ; Kati Piri, conseillère politique du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen ; Marina Ohanjanyan, responsable projet du Forum européen et Toon Bijnens, assistant au Forum européen.


