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Interview des militants du PSE: Sergei Stanishev, octobre 2006


Sergei Stanishev est premier ministre de Bulgarie et président du Parti Socialiste Bulgare (BSP). Depuis avril 2004, Sergei Stanishev est membre de la Présidence du Parti socialiste européen. Bientôt, le Conseil prendra une décision sur l'entrée de la Bulgarie à l'UE.

Devenez militant/e et posez vos questions aux leaders européens.


Elaine: En tant que pays candidat à l’adhésion, la Bulgarie a dû adopter de nouvelles politiques économiques et sociales et procéder à certains changements dans son système administratif. Quel effet ces initiatives ont-elles eu sur la société bulgare ?

Sergei Stanishev: Très souvent, afin de répondre aux critères d’adhésion, nous avons dû prendre des mesures qui, à première vue, ont semblé impopulaires aux yeux de l’opinion publique. Bien sûr, cela a immanquablement porté un coup à la popularité du gouvernement et ce processus se poursuit. Mais je crois que les gens ont fini par voir la nécessité et l’inévitabilité de telles mesures. Les Bulgares ont payé et continuent de payer un prix très élevé pour leur entrée dans l’Union européenne. Notre tâche n’est pas facile – il faut convaincre les gens de la nécessité de lancer des mesures souvent impopulaires, qui auront, dans la plupart des cas, un impact direct sur leur statut social et leurs opportunités de bien-être personnel.
Après avoir formé le gouvernement de coalition l’année dernière, nous avons pris une série d’engagements et il est plus que naturel que le gouvernement fasse l’objet de critiques sur les points individuels. Il est impossible de mettre en œuvre toutes les mesures en un an seulement. Nous continuons à travailler sur nos priorités mais cela ne peut se faire aux dépens de la stabilité économique et politique du pays. Un débat public constructif se tient sur la mise en œuvre des réformes dans chaque domaine. J’aimerais souligner en ce sens le rôle important joué par les médias bulgares, très puissants dans le pays. Ainsi, un consensus est en train de se former au sein de l’opinion publique bulgare sur le besoin de faire aboutir les réformes. L’opinion publique est de plus en plus consciente du fait que la clé d’une intégration réussie dans la famille européenne consiste à suivre les normes européennes communes.



Dimitra et Alan: Cher premier ministre, la Bulgarie a durement lutté pour rejoindre l’UE. Félicitations à tous les Bulgares pour avoir obtenu l’adhésion du pays. Nous nous réjouissons de travailler ensemble pour un avenir de paix et de prospérité pour tous nos peuples. Quels sont vos espoirs face à l’avenir, et quelles sont les premières mesures que vous devrez adopter ? Votre pays changera-t-il rapidement ?

Sergei Stanishev: Merci de vos encouragements. J’ai répété à maintes reprises que le résultat le plus positif de l’adhésion de la Bulgarie à l’UE sera que notre vie sera justement réglementée par les normes européennes. Je crois fermement dans la perspective commune des pays européens et j’entrevois une UE forte et prospère à l’avenir. Nous ne pouvons y arriver que dans le cadre d’un projet commun européen abouti et je peux vous assurer que la Bulgarie contribuera à la prospérité de l’Union européenne. J’aimerais par ailleurs réitérer que nous ne nous attendons pas à des miracles – nous, les Bulgares, sommes des gens très pragmatiques et nous nous rendons compte qu’il reste encore beaucoup à faire. Surtout, nous canaliserons tous nos efforts afin de résoudre les problèmes identifiés dans le Rapport final de la Commission européenne, dans le but ultime d’arriver à des résultats pratiques et viables. Les Bulgares doivent saisir les opportunités qui se présenteront après notre entrée dans l’UE et se rendre compte qu’il leur revient d’en tirer pleinement parti. Nous sommes déterminés et avons la volonté politique de créer les conditions adéquates en ce sens. Il nous reviendra à nous de faire de cette adhésion une réussite ou un échec. Nous travaillerons sans relâche et sur ce point, il existe une véritable unité politique, institutionnelle et civile.


Todor: Cher premier ministre, êtes-vous sûr que lorsque nous serons entrés dans l’UE, vous pourrez endiguer la corruption dans notre pays ?

Sergei Stanishev: Le gouvernement a adopté une Stratégie anti-corruption à long terme, qui est en train d’être mise en place à un rythme soutenu. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. Nous espérons que les mesures décisives que nous avons prises à cette fin déboucheront bientôt sur des résultats politiques tangibles. Entre-temps, nous sommes convaincus qu’en tant que membre de l’UE à partir du 1er janvier 2007 et en coopération avec les autres états membres, la Bulgarie sera capable de progresser rapidement dans ce domaine.
La lutte contre la corruption relève tant du fait de notre désir de remplir les critères d’adhésion de l’UE que de notre ferme conviction qu’il en va de l’intérêt de la société dans son ensemble. La société bulgare est vraiment fatiguée de la corruption et essaie de faire de son mieux pour s’en débarrasser. Les actions que nous avons entreprises ont été dictées par notre volonté d’accélérer et de promouvoir les réformes en Bulgarie. Elles seront poursuivies au même rythme, même après notre entrée dans l’Union européenne, parce que c’est la volonté partagée de notre gouvernement, des institutions et de la nation. Bien que le gros du travail ait déjà été fait, nous sommes conscients que des efforts supplémentaires seront requis, en particulier dans la lutte contre la corruption, le crime organisé et la réforme du système judiciaire. Nous sommes plus que convaincus que c’est là la seule voie de la modernisation pour notre pays et par conséquent, nous continuerons d’avancer dans le sens des réformes.


Ilia: Cher M. Stanishev, que répondez-vous face aux accusations selon lesquelles le BSP est réticent à entreprendre des réformes et à devenir un parti social-démocrate européen moderne ? Diriez-vous que c’est encore en grande partie le souffle de la dictature communiste et post-communiste qui fait bouger le BSP ?

Sergei Stanishev: Tout d’abord, je dirai qu’à l’heure actuelle, Le BSP est clairement la force motrice et l’un des facteurs essentiels de stabilité qui a permis à la Bulgarie de se rapprocher de l’Union européenne. Après un an de gouvernement BSP en coalition avec deux autres partis, la Bulgarie a fait d’énormes progrès dans toutes les réformes et elle entrera finalement dans l’UE au 1er janvier 2007. Comme vous devriez le savoir, le Parti socialiste bulgare est membre de l’Internationale socialiste et membre de plein droit du PSE. Croyez-vous que ces organisations accepteraient dans leurs rangs un parti qui est réticent à entreprendre des réformes ou qui n’a pas adopté les valeurs sociales-démocrates modernes européennes ? En ce qui concerne votre deuxième question, je ne dirais que ceci : le souffle dont vous parlez est passé depuis longtemps. Je vous rappelle que ce sont les « anciens communistes » qui ont lancé les réformes en 1989. Il faudrait également rappeler que le Parti communiste bulgare n’était pas un parti mais faisait partie de l’état communiste et de l’administration avant 1989. Par ailleurs, ce parti de près d’un million de membres a disparu et bon nombre de ses membres sont entrés dans d’autres partis. Certains sont même devenus les leaders de partis de droite. Tout comme eux, nos membres ont également réussi à changer d’idéologie. Le BSP n’est pas un parti cannibale qui dévore ceux qui pensent différemment. Notre parti n’a jamais organisé de chasse aux sorcières parmi ses membres. Nous n’avons jamais refusé aux gens le droit de changer. Il n’est donc pas juste de taxer les membres du BSP de communistes. Si quelqu’un veut encore du communisme, qu’il ou elle aille rejoindre l’un des partis communistes de Bulgarie – il en existe au moins trois dans notre pays à l’heure actuelle.


Mark: A la suite des changements dans les pays d’Europe centrale et orientale, on retrouve beaucoup de jeunes politiques dans des positions-clés. Vous êtes vous même un jeune leader. Croyez-vous que l’âge soit important pour être un bon dirigeant ?

Sergei Stanishev: Il est indéniable que la vie politique moderne devient de plus en plus dynamique. Cela est dû aux réalités de notre monde globalisé où le seul paramètre constant est l’incohérence des évolutions et de phénomènes. Il est naturel par conséquent qu’un tel contexte pose des exigences spécifiques sur les personnalités politiques également.
Bien sûr, une riche expérience de vie constitue un avantage mais l’âge ne fait pas un bon leader politique. Le leadership, comme qualité personnelle, est un caractéristique strictement individuelle. N’oublions pas qu’il existe différents types de leadership. En ce sens, un bon leader ne doit pas forcément avoir un certain âge et un représentant politique avec une grande expérience de la vie et de la politique ne possède pas forcément les qualités requises pour être un leader.


Nicola et Edgar: Dans beaucoup d’états membres, les évolutions politiques semblent indiquer un panorama politique assez instable : émeutes en Hongrie, une inquiétante coalition socialiste nationaliste en Slovaquie, des sociaux-démocrates affaiblis par de nombreuses affaires de corruption dans bon nombre d’anciens pays communistes. Pensez-vous que la Bulgarie puisse être confrontée à des problèmes similaires à l’avenir ? Pensez-vous que la social-démocratie et les socialistes démocrates dans les nouveaux pays membres passent par une crise ? Quel est le trait purement socialiste de votre gouvernement ?

Sergei Stanishev: Je ne pense pas que la Bulgarie aille passer par les problèmes de la Hongrie et de la Slovaquie. Tout d’abord, le panorama politique, comme vous l’appelez, y est stable. Comme je le dis souvent, il n’existe aucune règle disant que depuis l’entrée des nouveaux membres, les sociaux-démocrates qui accèdent au pouvoir doivent forcément passer par une crise. Les crises ne sont pas dues au nom d’un parti ni à son idéologie mais elles sont le résultat de la politique de ce même parti – est-il stable, a-t-il agi de façon raisonnable ou ne fait-il que des erreurs ? Un seul exemple de politique irraisonnable : la Hongrie. Alors que la Hongrie enregistrait un déficit de 5%, le gouvernement a augmenté les salaires de 50%, ce qui, en plus d’autres erreurs, a fait doubler le déficit. Nous ne prendrons jamais ce genre de mesures en Bulgarie. Pour l’instant, la Bulgarie enregistre un surplus budgétaire de 3%, ce qui veut dire que nous avons une base financière solide et nous ne permettrons aucune déstabilisation financière. Notre coalition bénéficie d’une forte majorité au parlement. Lors de notre première année au gouvernement, nous avons réussi à garantir la stabilité politique et à éviter les risques pour la stabilité financière. Je crois que nous continuerons sur la même voie. Et en tant que « gouvernement de l’intégration européenne, de la croissance économique et de la responsabilité sociale », comme que nous l’avons appelé dans notre programme gouvernemental, je crois que vous devinerez facilement quels sont les traits socialistes de notre gouvernement.


Edgar: Pensez-vous que la Turquie doit rejoindre l’Union européenne ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi ? Votre pays recense une grande population de Turcs musulmans. Sont-ils traités comme des citoyens à part entière ? Que pensez-vous que les socialistes doivent faire partout en Europe pour garantir les pleins droits civils et économiques des minorités ethniques ?

Sergei Stanishev: La Bulgarie deviendra membre de plein droit de l’UE au 1er janvier 2007 – et d’ici là, les représentants bulgares dans les instances de travail du Conseil de l’Union européenne ne sont pas censés participer à la discussion sur l’élargissement de l’UE, ce qui inclut les négociations d’adhésion entre la Turquie et l’UE. Toutefois, la position de notre pays a toujours coïncidé avec la volonté politique de l’Union de garantir un avenir européen à la Turquie, et comme tout le monde le sait, en 2005, l’UE a ouvert les négociations avec la Turquie. En tant que futur membre de l’UE et en même temps, en tant que pays d’Europe du Sud-est avec des intérêts certains dans le développement de la dimension européenne dans la région, la Bulgarie appuie les processus d’élargissement de l’UE vers les pays avoisinants, y compris la Turquie. Cette position de principe est fondée sur la conviction que la sécurité, la stabilité et la prospérité dans les pays de la région ne peuvent être atteintes que dans un cadre européen et moyennant une intégration des institutions européennes et euro-atlantiques. C’est précisément pour cette raison que je considère l’évolution positive de l’intégration de la Turquie dans l’UE comme un élément d’une importance capitale pour la sécurité et la stabilité tant de la région qu’au Proche Orient. Je crois fermement que dans le processus d’adhésion, chaque pays candidat doit être jugé séparément, sur ses mérités propres et selon son niveau de conformité aux critères politiques et économiques d’adhésion. Ce que la Bulgarie peut enseigner à la Turquie au vu de ses propres négociations avec l’UE, c’est que le respect strict des engagements pris vis-à-vis de l’Union est grandement apprécié et qu’il s’agit même de l’exigence principale pour pouvoir avancer. Dans le cadre de bonnes relations de voisinage, la Bulgarie est prête à partager son expérience des négociations avec l’UE avec la Turquie.
Quant à votre deuxième question, comme vous le dites, il existe une vraie diversité ethnique et religieuse en Bulgarie. Tous les citoyens en Bulgarie jouissent des mêmes droits, qui sont garantis par la Constitution. Je voudrais souligner que le slogan européen « Unis dans la diversité » est en train de progresser ; de plus, la Bulgarie est devenue un exemple de modèle pluriethnique fonctionnel, avec une société florissante dans un environnement pacifique et tolérant.


Xavier: M. le premier ministre, quelle est votre position sur le statut actuel de la Constitution européenne ? Quelle sera la position de la Bulgarie sur ce point ?

Sergei Stanishev: La Bulgarie a signé le projet de Constitution pour l’Europe à Rome parce que nous sommes convaincus qu’elle représente l’expression d’une détermination collective à trouver des solutions communes aux défis de la mondialisation et que ce traité sera utile à tous les membres actuels et futurs de l’UE et à l’Europe dans son ensemble. Je crois que la Constitution ouvre la voie de l’unité européenne et en établit le cadre. En outre, elle crée les conditions indispensables à un rôle croissant de l’UE dans la politique internationale. La Constitution européenne a été la victime d’un manque de communication et des sentiments négatifs de l’opinion publique dans l’UE, causés par le manque de connaissance généralisée sur la véritable nature de ce document. Je crois que les résultats négatifs des référendums en France et aux Pays-Bas ont été des signaux bien compris et que le dialogue entre les institutions et les citoyens sera dorénavant renforcé, ce qui constituera une deuxième chance pour nous de nous doter de ce traité commun. A mon sens, la période de réflexion pour l’adoption de la Constitution européenne est terminée et j’espère que la présidence allemande de l’UE rouvrira le débat sur cette question début 2007. J’espère qu’elle lancera un dialogue actif, ce qui devrait être une base adéquate pour trouver une solution acceptable pour toutes les parties. Voilà qui serait à son tour bénéfique pour l’Europe dans son ensemble.


Nils: Cher Sergei, j’ai le sentiment que les responsables politiques de l’UE sont en train de négocier de façon inéquitable avec la Roumanie et la Bulgarie au lieu de définir un vrai projet politique, de peur de voir leur cote de popularité chuter dans les sondages. Croyez-vous que la Bulgarie soit le bouc émissaire du vote négatif sur le traité constitutionnel en France et aux Pays-Bas et que votre pays aura droit par conséquent à un statut de « membre de seconde catégorie » ?

Sergei Stanishev: On peut dire que l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie suscite encore des sentiments négatifs mais nous avons tout de même gagné beaucoup de terrain. Ces sentiments ont été en grande partie le résultat des référendums négatifs sur la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas. La Bulgarie deviendra membre de l’UE au 1er janvier 2007. Je crois que le débat à propos des perceptions de l’opinion publique dans chaque état membre ne sera pas superflu mais qu’il n’est déjà plus un facteur qui pourrait devenir crucial pour l’adhésion des deux pays candidats. La Bulgarie et la Roumanie seront de dignes membres de l’UE et nous aurons l’ambition et l’opportunité de montrer qu’il n’existe pas de raison de devenir les boucs émissaires des débats dans les différents états membres. Nous ne sommes pas des Européens de deuxième rang et le fait que nous entrions dans l’UE comme membres de plein droit au 1er janvier sans qu’aucune clause de sauvegarde ne soit appliquée démontre que nous ne sommes pas moins préparés que les dix autres pays de la cinquième ronde d’élargissement. N’oublions pas que la Bulgarie et la Roumanie ont fait l’objet d’un examen préalable sans précédent et qu’il s’agit là du résultat en grande partie du scepticisme régnant dans la plupart des sociétés européennes. Mais nous avons fait du bon boulot. Et nous allons continuer de travailler en étroite collaboration avec les institutions européennes sur les priorités fixées par le programme du gouvernement et sur la bonne poursuite des réformes. La réussite de la Bulgarie sera la réussite de l’Union européenne également car la force de l’Union européenne dépend de la réussite de chaque état membre.


Aleksander: Camarade, C'est avec beaucoup d'espoirs mais aussi de questions que, certains, attendent l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union européenne. Parmi les questions : les Bulgares sont-ils au courant des obligations qui accompagnent le statut de membre de l'UE notamment en matière de mise en commun des souverainetés nationales ? Pensez-vous que les Bulgares soient prêts à des mises en commun importantes ?

Sergei Stanishev: La Bulgarie s’est depuis longtemps embarquée sur la voie de l’intégration dans la famille européenne et en ce sens, il est logique de suivre les principes et les règles qui découlent de cette décision. Je crois que les gens responsables et actifs face à leur présent et à leur avenir sont bien conscients des enjeux que représente l’intégration dans l’UE et ils savent que quand on veut faire partie du projet commun européen, il faut assumer des devoirs et des responsabilités. Les récents changements géopolitiques exigent des états membres qu’ils redoublent leurs efforts afin de parler d’une seule voix et agir de concert. Il est clair que la Bulgarie défendra ses intérêts nationaux comme n’importe quel autre état, mais en même temps, elle devra œuvrer pour que l’Union fonctionne de façon effective. Cela passera par un transfert partiel de ses compétences aux institutions européennes et par un exercice commun des éléments de souveraineté nationale, le tout au nom des valeurs et des objectifs européens partagés.

 
Simone: L’année prochaine, nous aurons les élections présidentielles en France et il y a beaucoup de discussions sur qui devrait être notre prochain candidat pour le PS. Avez-vous un candidat favori pour les élections présidentielles ?

Sergei Stanishev: Oui, j’ai mon favori mais je ne crois pas qu’il me revienne de vous dire qui doit se présenter aux présidentielles dans votre pays. Le Parti socialiste français est un parti avec de longues et fortes traditions et il a toujours compté des personnalités politiques de haut vol dans ses rangs. Je crois que le parti doit choisir le/la meilleur/e candidat/e. Ensuite, il doit lui apporter son plein soutien dans tous ses efforts. Le plus important, si l’on voit les précédentes élections, c’est que tous les socialistes et les gens de gauche s’unissent autour de leur candidat/e à la présidence.


 
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