


Conférence de clôture "Pour une nouvelle Europe sociale", le 21 septembre 2006
Les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d'Europe se sont réunis le 21 septembre à Paris pour un dernier débat sur l'initiative du PSE "Pour une nouvelle Europe sociale", afin d'élaborer une stratégie pour le renouvellement des états-providence d'Europe.
Le PSE craint que les états-providence de l'Europe ne soient mis sous pression sous l'influence de politiques néolibérales, y compris le dumping social croissant et les taux uniformes de l'impôt, et que les systèmes de protection sociale en Europe n'aient besoin d'être modernisés face à une concurrence économique mondiale accrue et un vieillissement de nos sociétés.
“On craint que l'Europe ne puisse plus se permettre de financer ses états-providence", a déclaré Poul Nyrup Rasmussen, “mais en vérité, l'investissement dans les citoyens constitue la pierra angulaire de la réussite de l'Europe - cela a été le cas par le passé, ce sera aussi le cas à l'avenir. Nous avons besoin non pas de moins de protection sociale, mais bien d'une meilleure protection sociale".
La réunion de Paris a permis tant à Poul Nyrup Rasmussen qu'à Jacques Delors de présenter leurs idées – tous deux seront chargés, du reste, d'élaborer ensemble un rapport qui sera ensuite présenté au Congrès du PSE à Porto en décembre.
Poul Nyrup Rasmussen a souligné certaines des idées importantes qui seront reprises dans leurs propositions "Pour une nouvelle Europe sociale", parmi lesquelles:
- Un changement de paradigme: il ne s'agit plus de protéger l'emploi mais bien les travailleurs - en les dotant des instruments nécessaires afin qu'ils réussisent leur transition d'un ancien emploi à un emploi nouveau moyennant plus de formation, un revenu décent de subsistance entre deux emplois et des politiques actives du marché de l'emploi afin d'aider les personnes à accéder à un travail;
- Un changement dans la relation entre l'état-providence et l'individu avec une série de droits et de responsabilités clairs – afin que l'individu prenne ses responsabilités et participe et contribue à la société tout en profitant des avantages offerts par l'état-providence;
- Des mesures concrètes pour augmenter l'égalité entre les sexes sur le lieu de travail et encourager plus de femmes à entrer sur le marché de l'emploi et à rester actives – afin de permettre aux travailleurs de combiner travail et vie de famille.
Plus de 50 représentants des partis ont participé à la réunion de Paris, parmi lesquels le leader socialiste français Francois Hollande, l'ancienne commissaire européenne Anna Diamantopoulou et Angelica Schwall-Düren, porte-parole du SPD pour les Affaires européennes.
Le PSE a déjà organisé une série de réunions pendant l'année dans le cadre des trois forums - société active, société inclusive et dimension européenne - qui constituent les piliers de l'initiative. La conférence de Paris a rassemblé tous les participants aux réunions des forums afin de mettre la dernière main aux idées qui seront présentées au Congrès du PSE en décembre.



