Compte-rendu de la première conférence annuelle du PSE Femmes "Plus d'emplois et de meilleure qualité pour les femmes: une priorité de l'UE?"


Le PSE Femmes a organisé sa première conférence annuelle le vendredi 18 mars 2005, à Bruxelles, quelques jours avant que les chefs d’état et de gouvernement européens n’entament le processus de révision de la Stratégie de Lisbonne lors du Sommet annuel de printemps.

La Conférence s’est centrée sur le besoin d’augmenter le taux de participation des femmes sur le marché du travail et d’améliorer la qualité du travail des femmes. Un vaste consensus s’est dégagé parmi les participants pour dire que ces deux objectifs devaient être prioritaires et les discussions de panel ont permis de développer des idées sur la façon de les promouvoir de façon plus efficace.

La conférence a attiré un grand nombre de participants. Il y a eu au total plus de 80 participants de 25 partis membres du PSE, d'ONG, de syndicats et des médias.

Voici un bref compte-rendu des séances de travail.

DISCOURS D’OUVERTURE

Zita Gurmai, présidente du PSE Femmes, et Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE, ont ouvert la conférence et ont posé, dans leur discours d’ouverture respectif, le cadre politique du débat pour le reste de la conférence.

Zita Gurmai a souligné l’importance de progresser dans trois domaines : l’établissement d’un cadre juridique stable et appliqué de façon efficace, permettant de concilier vie familiale et professionnelle (comme un système de garderie/crèche) et de changer les normes culturelles.

Poul Nyrup Rasmussen a souligné dans son intervention que le fait d’offrir aux femmes plus d’emplois et de meilleure qualité permet de garantir la justice sociale aux femmes et que c’est là la seule voie pour que les économies et sociétés européennes puissent survivre, au vu des défis démographiques auxquels l’Europe est confrontée.

Le commissaire Spidla a fait rapport sur l’approche de la Commission européenne concernant l’égalité entre hommes et femmes et l’augmentation de la participation des femmes sur le marché du travail. Il s’est centré sur le Livre vert de la Commission sur les défis démographiques, sa proposition pour un Institut sur les thèmes relatifs au genre (« Gender Institute »), et le nouveau programme PROGRESS (qui regroupe tous les financements anti-discrimination de la DG Emploi).

PREMIERE DISCUSSION DE PANEL

Le 1er panel était composé d’un nombre égal d’intervenantes provenant des partis membres du PSE et de la société civile. Ont participé à ce panel : Edite Estrela, eurodéputée, PS - Portugal, vice-présidente de la Commission parlementaire sur les droits de la femme et Vasso Papandréou, députée, PASOK - Grèce, ex-commissaire aux affaires sociales et membre de la Présidence du PSE, ainsi que Catelene Passchier, secrétaire confédérale de la Confédération européenne des Syndicats et Anne-Sophie Parent, présidente de la Plateforme sociale.

Les intervenantes et les participants ont analysé la façon d’atteindre l’objectif de créer plus d’emplois et de meilleure qualité pour les femmes de façon plus efficace. Un débat s’est tenu sur la question de savoir si la priorité devait être simplement d’augmenter le nombre d’emplois pour les femmes ou s’il s’agissait d’en accroître aussi la qualité, vu que de nombreuses femmes se retrouvent trop souvent recrutées pour des emplois précaires (par exemple, emplois à mi-temps ou encore travaux d’intérim). Une réflexion approfondie a été lancée sur la façon de réduire et d’éliminer la différence des salaires entre les sexes (qui s’élève en moyenne à 16% dans l’UE). Le rôle des syndicats et de la société civile a également été discuté.


DEUXIEME DISCUSSION DE PANEL

Le deuxième panel était composé de deux expertes qui sont intervenues dans une perspective paneuropéenne : Maria Tomassetti, de la DG Emploi & Affaires sociales et Sabrina Tesoka, de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail. Les deux autres expertes - Tijs Broeke,  de la  Equal Opportunities Commission du Royaume-Uni et Pascale Vielle, de l’Institut sur l’égalité des chances, de Belgique, ont présenté la perspective de leur état membre respectif sur les avancées en matière de mise en place d’initiatives clés.

Les expertes ont analysé la question globale des changement juridiques, sociaux et culturels nécessaires afin d’augmenter le taux de participation des femmes dans les emplois de qualité.
Les expertes européennes se sont centrées sur les interventions politiques efficaces afin de permettre aux parents de concilier travail et famille (système de crèches abordables et congé parental) et sur les raisons de la différence de salaires entre hommes et femmes (il existe une réelle discrimination sur la base du sexe sur le marché du travail, la majorité des femmes travaillant dans les secteurs peu rémunérés). Les expertes représentant les états membres ont examiné l’utilisation d’études d’évaluation sur les salaires afin de réduire les différences, la façon de garantir que les femmes enceintes ne soient pas discriminées et d’encourager les pères à prendre un congé parental.


SEANCE DE CLOTURE

Lors de la séance de clôture, la présidente Zita Gurmai et les trois vice-présidentes du PSE Femmes, Anna Karamanou, Inger Segelström et Olga Zrihen, ont discuté avec les membres du PSE Femmes de la façon de promouvoir les idées définies au cours des débats. Il a été accordé que pour poursuivre dans la lignée de la conférence, un rapport serait présenté avec des recommandations politiques.

 
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