


Mobilisation des eurodéputés pour le Liban, où les députés craignent pour leur vie
Le 13 novembre 2007
Le Parti socialiste européen a lancé une déclaration d'appui aux 41 députés libanais qui, craignant pour leur sécurité, vivent retranchés dans un hôtel de Beyrouth depuis 40 jours, sous surveillance armée et sans pouvoir quitter les lieux.
Le président du PSE Poul Nyrup Rasmussen a déclaré: “Le sort des députés libanais illustre la situation tragique du Liban aujourd'hui. Il est déjà assez inquiétant de voir que le Parlement n'a pu se réunir qu'une seule fois au cours de l'année dernière et qu'une minorité de députés bloquent l'élection d'un nouveau président. Mais en plus, cette situation reflète de façon dramatique les atteintes à la sécurité au Liban: quarante députés ne peuvent quitter leur hôtel par crainte de représailles! Nous ferons tout ce que nous pourrons pour défendre un Liban libre et démocratique.”
“Le droit d'assemblée est un pilier de la démocratie - c'est pourquoi il est fondamental que le Parlement puisse se réunir sans craindre la violence,” a ajouté M. Rasmussen, “surtout parce que le mandat de l'actuel président se termine le 24 novembre 2007. La menace de la violence doit être endiguée et le Parlement doit se réunir et élire un nouveau chef de l'Etat par la voie démocratique.”
Les leaders de partis libanais Carlos Effe, chef du Bloc national, et Dory Chamoun, du Parti libéral, ont pris la parole lors de la présentation de la déclaration au Parlement européen à Strasbourg. Ils étaient accompagnés de représentants du Parti pour l'avenir et du PSP.
Les eurodéputés ayant appuyé la déclaration sont, entre autres: Poul Nyrup Rasmussen, Zita Gurmai, Gary Titley, Harlem Desir, Gianni Pitella, Adrian Severin, Miguel Angel Martinez, Veronique De Keyser, Jo Leinen, Jan Andersson, Neena Gill, Stavros Arnaoutakis, Proinsias De Rossa, Said El Khadraoui, Edite Estrella, Michael Cashman, Giovanna Corda, Magda Kovacs, Alain Hutchinson, Glyn Ford, Ana Gomes, Dan Mihalache, Kader Arif, Paulo Casaca, Gianni De Michelis, Benoit Hamon, Marianne Mikko, Jose Ignacio Salafranca, Anni Podimata, Pierre Schapira.
Voici le texte de la déclaration:
Nous souhaitons attirer l’attention du monde entier sur la situation que vivent 41 députés libanais et ce, depuis plus de 40 jours. En effet, bloqués dans un hôtel du centre de Beyrouth et sous haute surveillance armée, ils sont dans l’impossibilité de sortir, craignant pour leur vie.
Nous exprimons notre désarroi en constatant que le Parlement libanais ne s’est réuni qu’une seule fois au cours de l’année 2007, empêchant ainsi l’élection d’un nouveau Président.
Nous sommes également consternés par l’assassinat de 6 parlementaires en l’espace de deux ans, de même que par la disparition du Premier Ministre Rafic Hariri.
L’Hôtel Phonecia, où se trouvent actuellement confinés les députés qui défendent l’indépendance, symbolise la tragédie qui menace de s’abattre sur le pays.
La majorité actuelle est pro-démocratique mais malheureusement, elle est étouffée par une minorité mettant en œuvre des actions d’intimidation et des procédures parlementaires afin d’empêcher le processus de vote.
Nous soutenons la majorité parlementaire qui devrait avoir la possibilité de se réunir et d’élire un nouveau Président. Nous demandons l’arrêt des interférences extérieures sur le Liban et insistons pour que la communauté internationale mette une pression maximale sur les pays voisins afin de respecter l’indépendance du pays.
Nous, les signataires, déclarons soutenir fermement un Liban libre, indépendant et démocratique.
Pour plus d'informations:
Julian Scola, responsable Communications - Médias & Campagnes
Parti socialiste européen, Rue du Trône, 98, B-1050 Bruxelles
Portable +32 486 117 394,



