Déclaration du PSE sur la proposition de la Commission pour un directive sur les services


Adoptée par les leaders du PSE à Stockholm, le 24 février 2005


Dans le cadre du débat sur la directive services, les leaders du PSE, réunis à Stockholm le 24 février 2005, entendent réaffirmer les valeurs et principes suivants.

Le PSE apporte son plein soutien à la création d’un marché européen des services comme étape suivante dans la mise en place d’un marché unique européen. Les services constituent pour l’instant une très grosse part du PNB et des emplois dans l’Union européenne et ils sont une source considérable de nouveaux emplois pour les citoyens européens. Un marché des services européen apporterait des bénéfices pour les consommateurs, les employés et les entreprises.

Outre les directives sectorielles spécifiques, les règles dans le secteur des services, ont surtout évolué jusqu’à maintenant du fait des arrêtés de la Cour de Luxembourg. Le PSE aimerait voir les législateurs – le Conseil et le Parlement européen – prendre l’initiative de décider de comment le marché européen des services doit être développé et définir le cadre réglementaire dans lequel il doit fonctionner. La définition d'un cadre réglementaire pour le secteur des services est une tâche qui relève des représentants politiques élus.

Toutefois, le PSE croit que le projet de directive sur les services dans le marché intérieur doit être amendé si l’on veut éviter le dumping social. En tant que telle, la proposition de la Commission est inacceptable.

Les efforts combinés des forces progressistes, les premiers travaux du Conseil, les auditions du Parlement européen et les réactions des syndicats et de la société civile ont clairement souligné les questions et problèmes sérieux que pose cette proposition quant à la protection des travailleurs, des consommateurs et des citoyens, la culture et l’environnement. Le PSE croit que ces thèmes fondamentaux doivent être traités en même temps que nous développons le marché européen des services.

Les systèmes de pensions, d’aide sociale, des soins de santé, de l'éducation et de la diversité culturelle doivent être préservés. De plus, l’application de cette directive ne peut affecter les conditions de travail ni remettre en question les droits fondamentaux des travailleurs, tels qu’ils sont établis par la législation nationale des pays de l’Union européenne, ou encore par les accords collectifs. La contribution des services locaux à la cohésion sociale doit être reconnue.

Le PSE lance un appel au Parlement européen, à la Commission européenne et au Conseil afin qu’ils s’assurent que la proposition n’ait pas un impact négatif sur le détachement des travailleurs, sur la sécurité sociale pour les travailleurs immigrés, sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.

Le PSE souligne trois points problématiques dans le projet de directive :

Le PSE se réjouit pleineùent de l’intention de la Commission européenne de travailler avec le Parlement et le Conseil de façon active et constructive, afin d'arriver à un accord. Toutefois, vu l’importance de cette proposition et son impact social et environnemental, le PSE reste pleinement conscient de l’importance de supprimer les barrières à un marché européen des services et des opportunités que ce marché représente pour générer plus de prospérité et créer plus d’emplois.  Le PSE suivra avec beaucoup d’attention le travail de la Commission.

 
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