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Re:Saddam Hussein excécuté:Ignoble pendaison
Date2008/01/25 15:02 by: Rachid YEKKOURCes vétérans d'Irak qui retournent leurs armes contre leurs proches
ETATS-UNIS. Broyés par leur expérience de la guerre, de retour dans un pays qui ne les considère plus comme des héros, d'anciens soldats tournent mal. Syndrome de stress post-traumatique.
Le drame a abasourdi la paisible Colorado Springs. Depuis toujours, cette ville du milieu de l'Amérique aime ses soldats. Après l'attaque japonaise contre Pearl Harbor, elle avait elle-même acheté les terrains sur lesquels a été bâti Fort Carson, l'une des plus grandes bases américaines où vivent actuellement près de 11000 personnes. C'est là que s'entraînent des soldats avant de partir pour l'Irak et l'Afghanistan. Là que l'on recrute les gardiens du camp de Guantanamo.
Mais aujourd'hui, plus que ceux qui partent à la guerre, ce sont ceux qui en reviennent qui font les gros titres de la presse locale. Le malheureux Kevin Shields, par exemple, retrouvé mort en novembre dernier, au petit matin, tué de plusieurs balles tirées dans la tête, dans le cou et dans l'entrejambe.
Il a fallu des semaines de travail aux enquêteurs, qui ne sont parvenus à élucider le meurtre qu'après que l'un des témoins passe aux aveux. Revenu d'Irak, le soldat célébrait entre copains son 25e anniversaire. La soirée était très arrosée, et les quatre «vétérans» se sont mis à faire des plans pour échapper à la médiocrité de leur vie de retour dans le Colorado. Ces plans n'étaient pas tous respectables: l'un des amis parlait de braquer les notables et les magasins du coin. Mais sa femme était enceinte, et Kevin Shields ne voulait pas en entendre parler. Arrêtant sa voiture pour vomir son trop-plein de bière, l'ami n'a pas supporté ce refus. Il a sorti son arme puis, après l'avoir abattu à bout portant, il a fait les poches de son camarade en le laissant sans vie sur le bitume du parking.
Cette histoire a d'autant plus commotionné les habitants de Colorado Springs qu'un autre meurtre similaire avait eu lieu quelques mois plus tôt, pratiquement au même endroit. Selon les aveux du témoin, ce second assassinat aurait été perpétré par le même vétéran. Et les confessions du repenti ne se sont pas arrêtées là: il a décrit dans le détail comment, en Irak, ses amis et lui s'étaient emparés de fusils mitrailleurs AK-47 pour tirer impunément sur des civils. Le son produit par les kalachnikovs est très particulier: si les soldats étaient interrogés, ils pourraient toujours expliquer qu'ils avaient été pris pour cible par des tirs ennemis.
L'armée américaine, qui a mené l'enquête, se dit incapable de confirmer le meurtre de civils irakiens. Mais aux Etats-Unis même, les circonstances de la mort de Kevin Shields ont alimenté des craintes qui se font jour, de plus en plus vives: broyés par leur expérience en Irak, de retour dans un pays qui ne les considère plus comme des héros, les vétérans tournent mal. Jusqu'à poursuivre, parfois, sur le sol américain, une guerre qui ne s'est pas terminée dans leur tête. «Si cela s'était passé durant les combats, nous aurions compris, sanglotait la mère du soldat assassiné. Mais pas comme ça. Cela n'a pas de sens.»
La tragédie de Colorado Springs n'est sans doute pas généralisable. Mais les soldats, qui ont parfois été déployés deux ou trois fois dans des missions de onze mois en Irak, ramènent avec eux de nombreuses séquelles. Le nombre de vétérans frappés du syndrome de stress post-traumatique est estimé à plus de 45000. Le taux de suicide est bien plus élevé qu'il le fut pour les vétérans du Vietnam. Et des dizaines de milliers d'entre eux sont menacés de traîner dans les rues des villes américaines, formant une partie importante des sans-abri.
Mais au-delà de ces chiffres, ce sont les vétérans impliqués dans des homicides que commencent aussi à découvrir les Etats-Unis. Se basant sur des recherches dans la presse locale ou auprès de la police et de la justice, le New York Times dénombrait récemment 121 cas aux quatre coins du pays. Plus de la moitié de ces crimes ont été commis avec des armes à feu. Et plus du tiers des victimes étaient les proches des vétérans, principalement la fiancée, l'épouse ou les enfants, dont une fille de 2ans, tuée au Texas par son père qui en avait 20.
Souvent, dans leurs déclarations aux juges, les inculpés ont expliqué qu'ils se sentaient encore plongés dans les conditions de la guerre. Devant un danger ou une contrariété, le meilleur moyen d'en finir reste le recours à l'arme. Comme le rappelait le quotidien new-yorkais, l'armée - qui conteste les chiffres du journal - a récemment mis en place un cours appelé «la bataille du cerveau», destiné à aider les soldats à réintégrer la société civile. «Durant le combat, l'ennemi est la cible, explique ce cours, mais au retour à la maison, il n'y a plus d'ennemis.»
El-waqt/CH 25/01/2008 -
Re:Saddam Hussein excécuté:Ignoble pendaison
Date2008/01/26 06:27 by: Rachid YEKKOURLes "mensonges" de l'administration Bush sur l'Irak passés au crible
WASHINGTON (AFP) - Deux organisations indépendantes ayant passé au crible les déclarations publiques du président Bush et de ses proches collaborateurs, entre 2001 et 2003, dénoncent des centaines de "mensonges" énoncés volontairement pour justifier l'invasion américaine de l'Irak en 2003.
Les auteurs, membres du Center for public integrity et du Fund for independence in journalism, ont étudié l'ensemble des déclarations publiques de George W. Bush mais aussi du vice-président Dick Cheney, de Condoleezza Rice, alors conseillère à la sécurité, de Colin Powell, secrétaire d'Etat à l'époque, de l'ex-secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et des porte-parole de la Maison Blanche.
Leur étude, intitulée "Faux prétextes", recense au cours des deux années ayant suivi le 11 septembre 2001 "au moins 935 fausses déclarations de hauts responsables de l'administration sur la menace que présentait l'Irak de Saddam Hussein pour la sécurité nationale".
La Maison Blanche a catégoriquement rejeté l'étude, la porte-parole du président Dana Perino estimant qu'elle ne valait pas "la peine qu'on s'arrête dessus", qu'elle était "pleine d'erreurs" et qu'elle sortait des choses de leur contexte.
Elle a expliqué que le gouvernement américain n'avait pas été le seul à se tromper et a reproché à l'étude de passer sous silence le fait que des parlementaires et "une "large coalition de pays" qui se fondaient sur "une lecture collective du Renseignement" et dont les Etats-Unis faisaient partie s'était également abusée.
"Cinq ans après l'invasion américaine de l'Irak, une étude complète des archives montre que les déclarations ont fait partie d'une campagne orchestrée qui a effectivement galvanisé l'opinion publique et conduit le pays à la guerre sur la base de prétextes résolument faux", estiment les auteurs de l'étude.
Des liens avec Al-Qaïda et l'existence d'un arsenal d'armes de destruction massive en Irak, qui se sont révélées introuvables, ont été mis en avant pour justifier l'intervention américaine. Plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, avaient alors émis de sérieux doutes sur l'existence d'un tel arsenal.
L'administration Bush a reconnu en 2005 que ces armes n'existaient pas en mettant fin au travail de l'"Irak survey group", composé d'inspecteurs américains en Irak, mais a souvent justifié sa décision en disant s'être appuyée sur les informations des services de renseignement américains.
Or, la compilation et l'analyse effectuées par les deux organisations montrent que l'administration Bush a parfois ignoré ou déformé les éléments fournis par ces agences.
L'étude cite un discours de Dick Cheney, affirmant en août 2002: il "n'y a pas de doute que Saddam Hussein a maintenant des armes de destruction massive". Mais les auteurs soulignent que "selon le directeur de la CIA d'alors, George Tenet, ces affirmations allaient largement au delà des évaluations de l'agence". Ils citent même un responsable de la CIA qui avait confié au journaliste Ron Suskind: "Où est-il allé chercher ça?"
En septembre 2002, le président Bush assure que "le régime irakien possède des armes biologiques et chimiques, reconstruit des installations pour en fabriquer encore plus, (...) cherche à avoir la bombe nucléaire et avec des matériaux fissiles pourrait en fabriquer une en un an".
L'étude souligne que ces affirmations ont été reprises dans un rapport des agences de renseignement américaines (NIE) quelques jours plus tard alors qu'"aucune analyse n'avait été faite à ce sujet depuis des années car la communauté du renseignement ne l'avait pas estimée nécessaire et la Maison Blanche pas demandée".
Les auteurs regrettent qu'il n'y ait pas eu "d'enquête du Congrès sur ce qui s'était passé à la Maison Blanche" dans les mois précédant mars 2003 et épinglent les médias qui, malgré "quelques mea culpa", ont contribué à "valider" les fausses déclarations de l'administration Bush.
Le temps CH et /AFP -
Re:Saddam Hussein excécuté:Ignoble pendaison
Date2008/03/15 13:34 by: Rachid YEKKOURL'APRES BUSH
Gilles Kepel dresse un bilan des échecs de la guerre contre la terreur menée par la maison blanche.
George Bush et ses conseillers néo-conservateurs ont porté une vision prométhéene se réclamant du triomphe de la démocratie. Elle a virée à un cauchemar d'apprentie sorcier.
Aux états unis, tout le monde, y compris McCain, a pris ses distances avec le discours de G. Bush. Cette guerre a échoué en Irak. Elle pose aujourd'hui un probléme moral, car les américains ne se reconnaissent plus dans le miroir de Guantanamo et d'Abou Ghraib. C'est l'échec du cynisme de la gestion politique des néo-conservateurs.
Le fait que Barack Obama, un candidat pourtant si éloigné du courant dominant, puisse être en course dans la présidentielle américaine est un signe que l'amérique veur rompre avec cet héritage.
Le temps/CH 12/03/2008
Rachid Yekkour
Conseiller communal au parti socialiste
Pully/Suisse -
Re:Saddam Hussein excécuté:Ignoble pendaison
Date2008/03/18 16:43 by: Rachid YEKKOURCINQ ANS APRES LES DESSOUS D'UNE GUERRE D'IRAK QUI DEVAIT DURER TROIS MOIS.
Charles Fergusson dénonce dans son livre une occupation conduite avec ARROGANCE, STUPIDITE ET INCOMPETENCE.
Il avait fallu aux américains plus d'un an de travail pour préparer la forme que prendrait l'Allemagne d'aprés le nazisme. Pour l'Irak, cela s'est décidé en quelques semaines.
Mais lorsque les pillages commenceront, personne ne tiendra compte de ses remarques. Seul le ministère du pétrole sera entouré par les soldats américains.
Dés le départ, la confiance des Irakiens est perdue.
Ni le président Bush, ni le vice président Dick Cheney, ni Donald Rumsfeld, ni Collin Powell, ni Codoleeza Rice, ni Paul Bremer n'ont accepté de répondre aux questions de Fergusson, un docteur en science politique qui a remué ciel et terre pour mener son enquête.
Mais ils sont beaucoup d'autres à avoir été ravis, et sans doute soulagés, de vider leur sac.
Le temps / 18 mars 2008
Rachid Yekkour
Conseiller communal
Parti socialiste Pully / Suisse



