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Re:La politique de la terreure israélienne
Date2008/03/15 13:41 by: Rachid YEKKOURUn historien israélien, auteur d'un ouvrage sur les crimes coloniaux d'Israël, boycotte le Salon du livre de Paris.
El Moudjahid 15.03.08
Des ONG françaises et des médias ont rendu hommage jeudi à l'ouvrage « Le nettoyage ethnique de la Palestine » reconstituant la trame d'un crime contre l'humanité qu'Israël perpétue depuis son annexion de la Palestine en 1947, écrit par l'historien israélien Ilan Pappé qui a appelé au boycott du Salon du livre de Paris. L'historien Ilan Pappé, actuellement à Londres, a appelé au boycott du Salon du livre qui devait rendre hier honneur à Israël, a-t-on appris jeudi auprès de la délégation de la Palestine en France. -
Re:La politique de la terreure israélienne
Date2008/04/18 22:11 by: Rachid YEKKOURL'OMS critique Israël pour sa politique envers les malades de Gaza
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a sévèrement critiqué hier Israël pour ses refus d'octroyer ou ses délais dans l'octroi des laissez-passer à des malades palestiniens de Gaza. Le responsable de l'OMS pour les territoires palestiniens, Ambrogio Manenti, a relevé plusieurs cas de patients morts en attendant un permis pour recevoir des soins en Israël, ce qui est "absurde, inhumain, et au final tragique". "L'accès aux soins semble être un droit en option pour les Palestiniens", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Jérusalem.
L'OMS a cité le cas de Amir al-Yajzi, 9 ans, décédé en novembre d'une méningite foudroyante à l'hôpital de Gaza, après plusieurs jours d'attente pour un laissez-passer.
Les autorités israéliennes l'avaient finalement autorisé à se faire soigner en Israël, tout en empêchant les ambulanciers de franchir le point de passage d'Erez, entre la bande de Gaza et Israël, pour remettre l'enfant à une équipe médicale israélienne.
Les hôpitaux palestiniens, particulièrement ceux de la bande de Gaza, manquent d'équipements et de produits médicaux. Les cas les plus graves doivent être transférés en Israël qui limite l'octroi de permis en invoquant dans de nombreux cas des "raisons de sécurité", indique l'OMS. La procédure même d'octroi de laissez-passer est décrite par M. Manenti comme un "cauchemar" pour les Palestiniens de Gaza en raison de la multiplication des étapes pour obtenir le feu vert des autorités israéliennes. La bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas depuis la mi-juin 2007, fait l'objet d'un strict blocus imposé par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes contre son territoire. Le blocus a provoqué une nette détérioration des services médicaux de Gaza et représente selon l'OMS une "punition collective contre les plus faibles". Les déclarations de l'OMS sont "complètement fausses", a réagi Shadi Yassin,le porte-parole du bureau de liaison entre la bande de Gaza et Israël, précisant que 7.200 malades de Gaza avaient été autorisés à recevoir des soins en Israël en 2007. "Israël donne la priorité à tous les traitements d'urgence en Israël et en Cisjordanie pour les gens de Gaza et pour les entrées à Gaza de médicaments et d'équiments médicaux",a-t-il ajouté. Pour M. Manenti, le cas de Amir al-Yajzi n'est qu'un parmi "plusieurs tragédies qui auraient pu et auraient dues être évitées". Selon l'OMS, 32 patients sont décédés entre le 1er octobre 2007 et le 2 mars 2008 après s'être vu refusés des permis et en raison de retards dans leur octroi. "Nous ne pouvons pas dire qu'ils sont morts à cause d'un refus de permis. Ce que nous pouvons dire c'est que des gens gravement malades ne reçoivent pas les soins nécessaires et meurent en attendant un permis", a ajouté Ambrogio Manenti. "D'un point de vue médical, ceci est inacceptable", a-t-il insisté.
El Moudhahid 01.04.2008 -
Re:La politique de la terreure israélienne
Date2008/04/21 22:36 by: Rachid YEKKOURJimmy Carter accueilli comme une star au Caire
« Ce que Israël fait aux Palestiniens est une abomination »
Après avoir rencontré des leaders du Hamas venus de Ghaza, Jimmy Carter a fait une intervention à l’Université américaine du Caire, où il a été accueilli par un public très nombreux et tout aussi chaleureux.
Le Caire (Egypte). De notre correspondante
C’est dans une salle immense et archicomble, en présence de ministres, ambassadeurs, hommes d’affaires, universitaires, étudiants et journalistes, que s’est présenté, jeudi soir, l’ex-président américain Jimmy Carter. Et c’est comme un seul homme que le public s’est levé pour longuement l’applaudir. L’information de son intervention à l’Université américaine du Caire avait circulé dans la matinée comme une traînée de poudre, et déjà, en début d’après-midi, une file d’attente impressionnante s’était formée à l’entrée de l’université, alors que son intervention n’était pas prévue avant 20h. Et Jimmy Carter n’a pas déçu. Il n’a pas fait dans la langue de bois, et n’a pas utilisé de circonlocutions diplomatiques, qu’on attendrait d’un ex-président, pour parler de la situation en Palestine occupée et évoquer les efforts qu’il accomplit en son nom propre et au nom du Centre Carter. Il essaye de créer des émules, de donner un exemple que d’autres suivraient, en discutant aussi avec le Hamas et la Syrie, car il est impossible d’ aboutir à un accord dans la région sans impliquer le Hamas, qui a gagné les élections, et la Syrie, dont le territoire du plateau du Golan est occupé par Israël. M. Carter, qui a suscité la désapprobation de Condoleezza Rice en annonçant son intention de rencontrer les dirigeants du Hamas, a ironisé sur l’accueil glacial qui lui a été fait en Israël, où aucun représentant du gouvernement n’a accepté de le rencontrer, « en dépit du fait que je sois le seul président américain à leur avoir ramené la paix », faisant allusion aux accords de Camp David qui ont abouti au traité de paix entre Israël et l’Egypte en 1979. Mais au Caire de 2008, c’est surtout l’auteur de Palestine : La paix, pas l’apartheid, que les gens sont venus écouter et acclamer. Son livre, publié en 2006, avait suscité une telle controverse à sa sortie aux Etats-Unis que tous les mentors du parti démocrate américain avaient tenu à se distancier publiquement de lui. « Le mot apartheid a choqué, mais avant la parution de mon livre, il n’y avait jamais eu de débat public sur cela aux Etats-Unis ; apartheid est pourtant l’exacte description de ce qui se passe aujourd’hui en Palestine », a commencé par dire l’ex-président américain. Il a ensuite évoqué son entrevue avec des leaders du Hamas qu’il devait initialement rencontrer à Ghaza, mais qui ont fini par traverser la frontière par Rafah pour le rencontrer au Caire, après le refus israélien de le laisser pénétrer à Ghaza. De cette rencontre, il a dit être sorti avec « le sentiment que les leaders du Hamas montrent une attitude positive ». Ils seraient prêts, selon lui, à accepter un accord de paix avec Israël, négocié par Mahmoud Abbas, à condition que cet accord soit approuvé par référendum par les Palestiniens ; la divergence entre les deux partis porterait sur le vote des réfugiés palestiniens hors des territoires occupés, souhaité par le Hamas et refusé par le Fatah. A un étudiant américain, qui reprenait les mêmes termes du reproche de Condoleezza Rice, à savoir « rencontrer des terroristes qui tuent des civils innocents », Jimmy Carter a eu une réponse qui a suscité une pluie d’ovations : « En sept ans, il y a eu 13 personnes tuées par les roquettes, et je considère que tuer des civils innocents est du terrorisme, mais ces roquettes sont rudimentaires, et si tu vivais toi à Ghaza, tu verrais que pour un Israélien tombé sous les roquettes palestiniennes, 30 à 40 Palestiniens sont tués par les militaires israéliens, ce qui, selon moi, relève aussi du terrorisme. » L’ex-président américain a également affirmé que tous ses efforts sont consacrés à faire lever le siège sur Ghaza. Un siège qui, a-t-il précisé, est le résultat d’une « stratégie américaine et israélienne qui vise à vouloir accentuer la différence entre la vie en Cisjordanie et à Ghaza, mais qui aboutit au résultat contraire du but escompté et renforce la popularité du Hamas au détriment du Fatah ». Ce qui se passe à Ghaza à cause du blocus israélien, a-t-il ajouté, « est une atrocité perpétrée en guise de punition contre la population, réduite à mourir de faim… c’est un crime… j’estime que c’est une abomination que cela continue. » Après Le Caire, Jimmy Carter se rendra à Damas, puis à Amman, ensuite il retournera une dernière fois en Israël, « en espérant que quelqu’un veuille bien me rencontrer enfin ». Jimmy Carter a fait une intervention qui n’a pas duré plus de 20 minutes ; il a ensuite tenu à répondre aux questions, repartant sous les applaudissements nourris d’un public impressionné par la franchise de son langage, la clarté de sa pensée et le courage de ses positions. Avant de partir, un jeune étudiant égyptien a d’ailleurs tenu à clamer au micro : « Monsieur Jimmy Carter, je me lève pour vous dire que je suis un parmi les 70 millions d’Egyptiens qui vous portons dans notre cœur »… Rarement un homme politique américain ne s’est entendu dire un compliment égyptien aussi sincère.
El Watan 19.04.2008 -
Re:La politique de la terreure israélienne
Date2008/04/22 21:15 by: Rachid YEKKOURSUPERCHERIE
De nombreux dirigeants européens ont déjà fait savoir qu’ils assisteront, le 8 mai prochain, au soixantième anniversaire de la création d’Israël. Peut-être se souviendront-ils ce jour-là que ce que les Palestiniens appellent par ailleurs la nakba porte bien son nom. Une véritable catastrophe, non seulement pour ce peuple spolié de sa terre au nom de l’ONU qui a adopté en novembre 1947 une résolution portant partage de la Palestine, mais aussi pour le monde, en favorisant la création d’une source de conflits et d’instabilité qui va bien au-delà de la région du Proche-Orient. Mais même si ces dirigeants conviennent que l’ONU a violé sa propre doctrine pour commettre une injustice, ce sera alors tout juste pour ne pas perdre de vue leurs seuls intérêts. Que valent en effet les droits de l’homme dans ce cas-là. Autant dire rien. Que l’on ne dise pas d’eux qu’ils ne veulent pas gâcher une fête, ou marquer cet événement de la plus mauvaise manière, mais une telle attitude ne reflète rien d’autre que leur parti pris sans cesse évident en faveur d’Israël. Un silence pesant a en effet accompagné les massacres de Palestiniens commis durant trois jours par Israël. Un silence qui s’explique quand un mouvement est qualifié de terroriste, alors que, répondant aux pressions occidentales, il a tout simplement remporté les élections législatives de janvier 2006. Une mémoire courte, mais aussi sélective, puisque l’Europe devient subitement frileuse, jusqu’à perdre les référents qu’elle déclare incarner, porter et défendre. Quelle supercherie quand les relations internationales continuent à être traitées au cas par cas, malgré la politique israélienne faite de massacres, d’occupation et de déni de droit. Il ne s’agit pas, par ailleurs, de se prononcer en faveur d’un Etat palestinien pour se donner bonne conscience, car en vérité, c’est quoi un Etat palestinien qui ne contrôle absolument rien, dépourvu des symboles de souveraineté, et dont les frontières seront tracées par Israël ? Voilà ce que le monde entend imposer aux Palestiniens, sommés d’accepter cette offre enveloppée sous l’euphémisme de droits politiques. Et pourtant, les Palestiniens ne demandent que l’application de la légalité internationale, en d’autres termes, la mise en œuvre des résolutions internationales que les Nations unies ont adoptées depuis 1947. Laisser à l’inverse Israël imposer sa vision de la paix, ou continuer à agir de manière unilatérale, c’est encourager la guerre, et en ce sens, ce monde a une lourde responsabilité. Difficile et même risqué de continuer à se payer de mots.
El Watan 19 avril 2008



