Chantiers pour la social-démocratie
-
Juillet 1936... - 20-07-2006 10:45:37 - Il faut être connecté pour poster un commentaire. Veuillez vous identifier ou vous enregistrer ici
Et l'Espagne se réveilla en guerre...
Non, pas contre Benoît XVI, mais contre les fascistes de Franco. C'était il y a 70 ans cette semaine. Une terrible guerre civile qui opposa les républicains aux nationalistes. Les seconds n'ayant pas accepté la victoire des premiers. La récente visite du pape en Espagne a été l'occasion pour la gauche espagnole d'affirmer sa volonté de prendre ses distances avec l'Eglise. Un premier pas vers une "laïcité à l'espagnole" ? quizas, quizas, quizas... Il reste que la Guerre civile demeure dans nos mémoires comme la marque infâmante du fascisme qui sommeille dans toute idéologie réactionnaire.
La guerre civile d'Espagne a marqué les esprits des deux côtés des Pyrénées. D'abord parce que c'était la gauche espagnole qu'il fallait soutenir. Un front populaire au côté d'un autre. Léon Blum, président du conseil d'alors n'a pas pu obtenir comme il l'aurait souhaité le soutien militaire de la France. A l'époque, l'armée française était la plus puissante d'Europe, peut-être que le cours de l'Histoire aurait été changé.
Le gouvernement français n'a pas toujours été à la hauteur. Beaucoup de républicains espagnols, réfugiés en France dans des conditions dramatiques ont été internés dans des camps dans le sud du pays.
On a tous en tête le film de Ken Loach, Land and Freedom qui montre comment la lutte anti franquiste a été dévoyée par les staliniens. Pourtant, on avait là une belle union de la gauche, toute la gauche espagnole, jusqu'aux trotskistes et aux anarchistes avec les socialistes comme force centrale.
Le PS français a aidé très fortement le PSOE a se reformer. Le congrès de refondation de 1970 à Suresnes a fait émerger la figure de Felipe Gonzalez.
Le signe que donne Zapatero, d'une gauche rajeunie qui réinvente son rapport à l'Espagne traditionnel que dix années de gouvernement Aznar (néo franquiste assumé quand même quand on regarde son parcours) donne des raisons d'espérer dans l'idée européenne quand on regarde cette belle péninsule déchirée par la guerre civile, torturée par le fascisme, restaurée par le socialisme démocratique et modernisée par l'Europe... commentaires(s):
Carlos Moret - 22-09-2006 18:23:23
Nous on s'est laissé prendre par le débat sécuritaire, et voilà que beaucoup parmi nous ont du voter ce gouvernement désastreux. Les Espagnols nous ont donné une leçon: quand Aznar leur a menti autour des attentats de Madrid, en 48h l'éléctorat l'a désavoué. Le vote sécuritaire nous a donné une situation encore pire au niveau de la sécurite (voir le 9 3), et voilà un possible candidat, perdant j'espère, insinue à Bush qu'il veut suivre les politiques de Blair (futur sortant), Aznar et Berlusconi. Néanmoins, je n'ai pas confiance dans notre éléctorat, notre victoire sur Sarco n'est pas assuré.
Pour ajouter un commentaire vous devez être connecté en tant que militant.
Cliquez ici pour vous identifier ou pour vous inscrire



